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Marie-Hélène Watelle et Bernard Giudicelli

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Marie-Hélène Watelle - Présidente de l’association On se parle et Bernard Giudicelli - intervenant

Vivre Noyon : Comment est née votre association ?

  • Marie-Hélène Watelle : Nous sommes tous deux anciens professeurs au collège Paul Eluard de Noyon. Pendant notre carrière, nous avons participé à un dispositif mis en place par l’IUFM dont l’objectif était d’aider le personnel éducatif (CPE, enseignants, personnel de surveillance, conseillers d’orientation…) à résoudre les difficultés auxquelles il pouvait être confronté dans le cadre de sa fonction : un élève qui s’oppose à une sanction disciplinaire, qui ne fait pas ses devoirs, une entrevue parent/professeur qui se passe mal, une relation tendue avec la hiérarchie. Aujourd’hui, le dispositif ayant été considérablement réduit et les besoins se faisant toujours sentir, nous avons souhaité poursuivre cette mission en créant, en décembre 2011, l’association On se parle.

VN : On se parle, voilà un nom original.

  • MHW : Oui, nous avons choisi ce nom car parler est justement l’objectif de notre association. A travers ce nom, nous souhaitons dire aux gens « on peut en parler, on peut parler de tout ça ». Nous ne sommes pas des magiciens, nous ne sommes pas des donneurs de leçons et ne proposons pas de solutions clé en main. D’ailleurs, il ne s’agit pas forcément de trouver des solutions mais de permettre aux personnes de réfléchir en s’extirpant de la situation qu’elles vivent, de prendre du recul, de porter un regard différent sur leur problème. Parfois, seul le fait de réfléchir au problème nous rend plus serein et, du coup, permet de dénouer les choses.

VN : Pouvez-vous expliquer ce que l’association propose ?

  • Bernard Giudicelli : Nous proposons au personnel éducatif mais également aux parents d’élève, par exemple par le biais du dispositif de réussite éducative (voir A la une p.4), un espace privilégié d’écoute et d’expression autour de situations problématiques vécues. A travers des séances en groupe, nous échangeons sur un problème rencontré par un des participants. Après l’exposition de ce cas réel, le groupe questionne et analyse la situation, propose des pistes de réflexion, des solutions... En toute confidentialité et sans jugement, ces séances ont lieu entre 5 et 8 fois par an. Ces échanges permettent de rompre le sentiment d’isolement, la honte parfois, parce qu’ils se rendent compte que d’autres vivent la même situation qu’eux. Les uns peuvent ainsi avancer dans leur pratique, les autres (les parents) mieux vivre la scolarité de leurs enfants.

VN : Est-ce que le personnel éducatif et les parents noyonnais peuvent bénéficier de votre aide ?

  • BG : Oui, évidemment. Nous avons contacté les collèges noyonnais et envisageons de nous rapprocher des directeurs d’écoles afin de proposer nos services. Nous intervenons déjà sur Noyon dans le cadre du soutien à la parentalité porté par la réussite éducative. Sur la fin de 2012 et l’année 2013, 12 séances sont organisées afin d’échanger avec les parents d’élèves intégrés au dispositif. C’est un travail dans la durée car certains parents, au début, peuvent être dans une position défensive à l’égard des enseignants et de l’école en général. A travers ces séances, nous souhaitons réconcilier l’enfant avec l’école, le parent avec l’école et parfois, l’enfant avec le parent.

On se parle - 03 44 86 08 84 - anapratiques@aol.com