Serge Damiens

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Serge Damiens - Le professeur d’arts plastiques est parti à la retraite. Pas l’artiste !

Vivre Noyon : Après 38 ans d’enseignement, vous avez animé votre dernier atelier d’arts plastiques le 28 juin dernier, peut-on revenir sur votre parcours noyonnais ?

  • Serge Damiens : Je suis arrivé à Noyon à l’âge de 6 ans. J’ai commencé ma carrière de professeur en 1979 au sein d’une association. L’atelier se situait rue de Paris, au niveau de la maison des jeunes. Je sortais des Beaux-Arts. En 1985, la Ville m’a alors employé en tant que professeur de sculpture. L’atelier Sarazin du parc des Tanneurs, que je viens de quitter, est apparu dans les années 90. J’ai adoré enseigner la sculpture, la mosaïque, la peinture, la gravure auprès d’un public allant de 5 à 85 ans. Un vrai plaisir de partager ces activités avec une soixantaine de personnes par an environ. Une personne, âgée de 86 ans aujourd’hui, a suivi l’atelier depuis son démarrage. Cet atelier, c’était une grande partie de ma vie !

VN : Et maintenant, quelle est votre actualité ?

  • Serge Damiens : J’ai arrêté mes cours d’arts plastiques mais pas ma vie d’artiste ! Le 18 novembre, je participerai au Chevalet à la soirée de gala du Rotary pour récolter des fonds afin de faire avancer la recherche sur l‘endométriose, maladie qui touche ma fille. La mascotte que j’ai dessinée sera présentée ce soir-là et vendue sous forme de cartes postales. Je prépare également la traditionnelle exposition au centre culturel Yves Guyon - maison des associations où, les 2 et 3 décembre, une soixantaine de mes œuvres sera proposée. Chaque semaine également, j’anime des ateliers auprès des résidents des maisons de retraite Saint-François et Saint-Romuald. J’essaye de leur amener des rayons de soleil. Et puis, j’adore faire la cuisine et aller à la pêche. J’ai d’ailleurs pour projet d’ouvrir une école de pêche pour les enfants à Pont-l’Évêque.

VN : Vous êtes très attaché à la ville de noyon ?

  • Serge Damiens : Noyon m’a toujours soutenue. Lorsque je voyage, je dis tout le temps que je suis un « picardo-noyonnais ». C’est là que je finirai mes jours. Mes amis sont à Noyon. J’aime la ville. Moi, qui apprécie la nature, je trouve que sa situation géographique est privilégiée. J’ai un grand besoin de silence. C’est au contact de la nature que je trouve l’inspiration.

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